mercredi 14 février 2018

JOURNAL EN (DIX) LIGNE(S) #196 COURTS METRAGES

Betty, Kremena et L'Allée des siffleurs


Adrien Bretet, rencontré il y a quelques jours au Café Zimmer, m'a invité à une projection de courts métrages dont l'un, L'Allée des siffleurs, est une de ses productions. Les deux autres étaient produits par Les Films du Tropiques. Ces deux films étaient assez proches dans leur sujet (des histoires de couples séparés de longue date qui se recroisent) même si les traitements en étaient différents. Betty porte clairement, dès l'affiche et même le titre, l'influence de 37°2 le matin  de Beineix. Montée comme un puzzle qui permet de reconstruire peu à peu le parcours du personnage principal magnifiquement campé par Aurélia Petit, le film s'intéresse à la tension née de la rencontre, à celle qui demeure une fois l'autre parti et la vérité dévoilée. Kremena est sans doute plus naïf dans son propos. Un homme vient revoir la femme qu'il a quittée quinze ans plus tôt, la supplie de reprendre leur histoire là où elle s'était arrêtée. Les jeux d'opposition entre la manière de filmer l'homme (mouvements et tremblements de la caméra) et la femme (Plan rapproché, caméra fixe) posent les deux états d'esprit, irréconciliables. L'instabilité de l'un face à la constance, la certitude de l'autre. L'Allée des siffleurs offrent une tension narrative différente. Si encore les oppositions sont fortes, entre le monde des blancs et celui des esclaves (l'histoire se déroule sur l'île Bourbon (aujourd'hui la Réunion) en 1830), le film parvient en peu de temps à poser les enjeux de la domination, de l'humiliation, de la libération possible de cet état. Un espoir donc, confié au plus jeune, au plus vulnérable quand les adultes résignés semblent incapables de remettre en question leur existence. 



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lundi 12 février 2018

JOURNAL EN (DIX) LIGNE(S) #195 NOISETTE

Une noisette et Stanley Tucci


La semaine s'annonce sans surprise. D'ailleurs, sans surprise, elle commence un lundi. J'ai transmis ce matin mes dernières corrections du roman à paraître le 11 avril chez Arthaud. BAT cette semaine. Au café ce midi, à la table derrière nous, Stanley Tucci. Le serveur nous apporte les cafés commandés parmi lesquels un café noisette que nous n'avons pas demandé. Nous lui en faisons la remarque. Il nous répond : "j'ai cru entendre une noisette..." C'est une phrase que l'on entend rarement. Peut-être davantage sur le petit chemin chanté par Mireille. Pour la poésie champêtre de ces quelques mots, j'ai pris ce café noisette que le garçon voulait remporter et remplacer. Le Diable s'habille en Prada, se cache dans les détails comme les petits bonheurs imprévus : une noisette et Stanley Tucci.


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mercredi 7 février 2018

JOURNAL EN (DIX) LIGNE(S) #194 POCHE

Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne


Le grand format est sorti en septembre 2016 chez Arthaud. Pour répondre à la demande des nombreux lecteurs qui dans les salons du livre me disaient "je l'achèterai quand il sortira en poche", J'ai Lu publie aujourd'hui la version poche de Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne. Il est donc possible de trouver le roman sur les tables des bonnes librairies, sur l'étagère du bas du rayon "voyage" ou "cuisine" des moins bonnes, dans les réserves de celles qui n'ont pas encore eu le temps de le retourner déballer. Chez les autres, vous pouvez toujours le commander. Dans quelques semaines, il sera suivi par mon nouveau titre qui paraîtra le 11 avril aux éditions Arthaud.

PS : Très heureux de cette nouvelle couverture qui puise ses éléments dans plusieurs passages du roman et dans l'histoire familiale du narrateur.   

https://www.amazon.fr/mexicain-venait-Japon-parlait-lAuvergne/dp/2290142824/ref=sr_1_1?ie=UTF8&qid=1518166862&sr=8-1&keywords=jean-claude+lalumiere

jeudi 1 février 2018

JOURNAL EN (DIX) LIGNE(S) #190 DINER EN VILLE

Diner en ville, selon l'expression consacrée, chez Marc Villemain. Pour l'occasion, je suis passé Au sourire au pied de l'échelle, la cave de Yann et Jordi, rue de la Roquette, pour acheter une bouteille de Domaine de la Prose. Quelques écrivains autour de la table. Ce domaine s'imposait. Eric Bonnargent, Lionel Edouard Martin (dont j'avais apprécié le roman, L'Homme hermétique, publié il y a quelques années chez Arléa) et sa fille Justine sont présents. Quelques bonnes bouteilles, un bon moment. La soirée prend fin tôt cependant. Travail le lendemain pour certains, avion pour la Martinique pour Lionel, rendez-vous pour ma part. Eric reste. Il ne travaille pas demain. La nuit s'est sans doute prolongée pour lui et Marc.

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mardi 30 janvier 2018

JOURNAL EN (DIX) LIGNE(S) #189 QUATRIÈME

Quatrième de couverture. L’illustration de première est réalisée depuis plusieurs semaines. Quelques lignes à ajouter pour donner l’envie de lire les nombreuses qui précèdent. Les plus compliquées à écrire sans doute : évoquer sans raconter, ne pas être pesant, l’être forcément. Karine m’a fait parvenir une proposition sur laquelle je repasse avant de la transmettre à Serge qui la modifiera à son tour. Ainsi plusieurs fois jusqu’à satisfaction ou consensus. Choisir une citation pour l’accompagner. Tout aussi difficile. Une phrase dans tout un roman dont chacune a été écrite avec soin (je crois). Comment faire ? 


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