mercredi 7 septembre 2016

CE MEXICAIN QUI VENAIT DU JAPON ET ME PARLAIT DE L'AUVERGNE

EN LIBRAIRIE LE 7 SEPTEMBRE 2016

Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne  Roman, éditions Arthaud, L'esprit voyageur,  240 pages, broché, Format 21 x 14, 17 euros  ISBN / EAN 978-2-08-136378-6 - 9782081363786
Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne 
Roman, éditions Arthaud, L'esprit voyageur,
240 pages, broché, Format 21 x 14, 17 euros
ISBN / EAN 978-2-08-136378-6 - 9782081363786

Présentation de l'éditeur 

Benjamin Lechevalier rêve d’ailleurs. Lorsque se présente l’occasion de quitter sa mère et son île natale d’Oléron, il n’hésite pas une seconde. Il « monte » à Paris, promu au poste de « chargé de l’accroissement du rayonnement extérieur de la Cité de l’Air du temps ». Une chance unique de parcourir le monde et ses contrées lointaines. Hélas entre séminaires d’entreprises et congrès internationaux, Lechevalier enchaîne déconvenues et bévues à un rythme effréné. Ballotté de trains en bus et de chambres d’hôtels minables en salles de réunion sans âme, il ne découvre des voyages que le charme très discret des sous-préfectures et pour seuls frissons ceux de la climatisation déréglée des halls d’aéroports. Doux champion de la gaffe, Lechevalier traîne ses ambitions déçues et ses amours bancales en se cognant, non sans humour, à l’exotisme ensorceleur de voyages très inattendus !

Citation

« Je débute dans la carrière de voyageur. Quand je parle de destination inconnue, je ne pense pas à la Nouvelle-Zélande, ni à la Mandchourie, encore moins à la Terre de Feu. J’ai bien conscience de mes limites. Je sais que pour durer, il faut démarrer en douceur. Le Luxembourg contenterait mon désir d’exotisme. »


Revue de presse

"Avec sa plume, fine, fluide et quelque peu insolente, Jean-Claude Lalumière dresse avec beaucoup d'humour le portrait d'un antihéros à l'ambition mouchée. Un vrai plaisir !" (Betty Trouillet, Page des libraires

" Une réjouissante satire du tourisme planifié à l'ère de la mondialisation. Mais aussi une invitation à partir au hasard pour goûter à l'inattendu." (Claire Julliard, L'Obs)

"Le sourire de la rentrée littéraire nous est offert par Jean-Claude Lalumière avec Ce Mexicain qui venait du Japon et me parlait de l'Auvergne." (Jean-Marc Laurent, La Montagne)

"On s'attache à ce gaffeur invétéré, mélange de Petit Nicolas et de Phileas Fogg angoissé. Jean-Claude Lalumière a composé une formidable comédie, douce-amère et pleine de tendresse."  (L'Actu littéraire)



Rencontres et salons

Mercredi 7 septembre (19h) : librairie La Manœuvre, Paris 11e

Vendredi 28 octobre : Librairie le Rouge et Noir, Saint-Chély d'Apcher (Lozère)

Jeudi 3 novembre (18h) : librairie les Danaïdes, Aix-les-Bains (Savoie)

Samedi 19 novembre : Salon du livre du Mée sur Seine (Seine-et-Marne) 

Samedi 26 et dimanche 27 novembre : Salon du livre de Radio France, Paris 16e

Samedi 10 et dimanche 11 décembre : Livres en Citadelle à Blaye (Gironde)


2017 :

Samedi 4 février : Salon du livre d'Ile-de-France, Mennecy (Seine-et-Marne)

Samedi 13 et dimanche 14 mai : Salon du livre du Grand Narbonne 


(Calendrier en cours)



vendredi 29 juillet 2016

CINÉ-CLUB : PROTECT YOU+ME DE BRADY CORBET

Protect You+Me, Brady Corbet


Un court-métrage pour se détendre...

Histoire de commencer la journée par un moment de étente, je rends visite au site Le CiNéMa Club et visionne le premier court-métrage de Brady Corbet, réalisé alors qu'il n'avait que 17 ans : Protect me+you. la scène se passe dans un restaurant. Exploration formelle proche de la performance dans laquelle monte une tension dès l'ouverture, à travers un ensemble de contrariétés qui heurtent le personnage principal : plat trop cuit, maux de tête, souvenir oublié, un homme qui les regarde à travers la vitrine, toilettes occupées... Qui conduiront à l'acte violent final, violence suggérée très vite par le contenu du souvenir effacé : une séance de tir lorsqu'il avait 7/8 ans comme le lui rappelle sa mère avec qui il dîne, à l'issue de funérailles semble-t-il. Dès le premier plan, la personnalité du personnage est posé : vue plongeante sur un lavabo où l'homme se lave les mains, à plusieurs reprises, comme s'il ne parvenait pas à se défaire de ce qui le souille, le perturbe, le dérange. Rien sinon l'acte de violence final ? Rien n'est moins sûr. Le film s'arrête là.

Prendre le risque d'être nul

Accompagne le film un ensemble de commentaires. Tout cela est mis en ligne à l'occasion de la sortie cette semaine à New-York du long-métrage du réalisateur, The Childhood of a Leader. Je note cette phrase dans la partie "entretien" de la page : "Je pense que si quelqu'un souhaite être vraiment bon, il doit prendre le risque d'être un peu nul". Elle me fait penser à la phrase de Blondin notée dans "Un malin plaisir" : "Au moment de commencer un livre, j'aimerais éprouver les sentiments du sauteur en hauteur qui demande que la barre soit placée à un niveau qu'il n'a jamais tenté d'atteindre." 
L'acte de création comme une prise de risque. Il ne saurait se résumer à la répétition, à l'application de recettes. Créer, c'est avant tout se mettre en danger.

Rendez-vous au CiNéMa Club. Chaque semaine, Marie-Louise Khondji, la fondatrice, vous propose un nouveau film en accès libre. Et tout cela se fait dans le respect du droit d'auteur.

vendredi 6 mai 2016

UN MALIN PLAISIR D'ANTOINE BLONDIN

Un Malin plaisir, Antoine Blondin (La Table ronde)

Un Malin plaisir, Antoine Blondin (La Table Ronde)


Ce ne sont que quelques notes retrouvées dans un cahier que nous pourrions qualifier de limousin puisque Blondin l'ouvrait lorsqu'il se trouvait à Linards, sa résidence secondaire, sa retraite. De fait, les lignes recueillies s'étalent dans le temps, de 1963 à 1977. Et pourtant elles ne représentent qu'une petite centaine de pages dans le volume édité deux ans après la mort de l'auteur. Nous fêterons bientôt le vingt-cinquième anniversaire de sa disparition. Cahier délaissé, oublié parfois sans doute puis retrouvé, et abandonné définitivement un beau jour. Parce que rempli ? L'éditeur n'en dit rien. 

Dans ce cahier, on retrouve les fondamentaux de Blondin : l'amitié, le sport, ses blessures (le volume débute quand approche le premier anniversaire de la mort de son ami Roger Nimier), son sentiment de n'être nulle part à sa place, parce que d'autres choses auraient pu avoir lieu ailleurs, que vivre l'instant présent signifie renoncer à tout le reste qui aurait pu être, et que ce renoncement lui a été trop tôt imposé par l'Histoire.

Salas, lieu-dit où se trouvait sa maison, lui rendait l'horizon. Là, il échappait à l'étau parisien : "le ciel illimité est à nouveau sur ma tête, les routes conduisent désormais quelques part et partout. [...] Alors que la rue Mazarine, au fond, ne me mène qu'à la rue du Bac." Pour avoir, un temps, été moi-même propriétaire d'une maison dans ce coin reculé, je comprends ce sentiment de libération. Il est sans doute valable pour d'autres coins de campagne et pour d'autres citadins. 

 

Citation 


S'il faut choisir quelques lignes dans ce volume, voici celles que j'isole, écrites en 65, en pleine maturation, déjà, de ce qui sera "Monsieur Jadis ou l'école du soir" :

"Au moment de commencer un livre, j'aimerais éprouver les sentiments du sauteur en hauteur qui demande que la barre soit placée à un niveau qu'il n'a jamais tenté d'atteindre."

mardi 3 mai 2016

CHAMPIONS DU MONDE DE BLING-BLING

Après "Les Marseillais à Miami", "Les Parisiens à Las Vegas"

 

Le foot vu par Keith Haring


Pour célébrer leur victoire en finale de la coupe de la ligue samedi 23 avril, quelques joueurs du Paris Saint-Germain se sont envolés vers Las Vegas, profitant ainsi de 48 heures de congé. Quelques enfants gâtés en goguette dans la cité du jeu plantée en plein désert du Nevada. 

En 1950, les joueurs de l'équipe nationale uruguayenne, la fameuse Céleste, s'étaient cotisés pour s'acheter des bières et des sandwichs afin de fêter dans une chambre de l'hôtel où ils séjournaient leur victoire en finale de la Coupe du monde de football face au Brésil dans le tout nouveau Maracanã.  


samedi 30 avril 2016

SUR LES TRACES D'ANTOINE BLONDIN : INTERVIEW

Présentation du Duetto consacré à Antoine Blondin 

 


réalisation Thibault Moraldi pour Nouvelles Lectures

Lorsqu’il m’est demandé d’écrire sur un auteur qui compte pour moi, qui m’accompagne, c’est à Antoine Blondin que je pense sur le champ. Pourtant je l’ai découvert tardivement. D’autres auteurs dans le peloton des incontournables dévorés à l’adolescence auraient très bien pu s’imposer. Mais Blondin, avec sa petite musique de cloche fêlée et son maillot d’outsider, me touche dans chacun de ses livres. Ses romans sont comme des variations poétiques sur le même thème, celui d’une blessure profonde. Il l’explore sans peser, navigant entre excès et pudeur, humour et mélancolie.

Duetto Antoine Blondin de Jean-Claude Lalumière